Lumière d’août prend la suite de Réseau Lilas pour une résidence longue à la salle Guy Ropartz. De juin à septembre, les six auteurs et metteurs en scène de ce collectif rennais nous proposent de passer « Un Grand Été » en leur compagnie. 

A la suite des Courtes pièces politiques programmées aux Tombées de la nuit au début du mois de juillet, le programme estival sera dense : rencontres et ateliers libres le jeudi, spectacles et répétitions dans la salle et en plein air, soirée slam, ateliers d’écriture etc.

Cette proposition de Lumière d’août s’inscrit pleinement dans le projet que la Ville de Rennes souhaite développer à la salle Guy Ropartz : confier un espace de travail à des artistes durant plusieurs mois pour y construire des projets artistiques associés à différentes formes de relations au territoire et aux habitants. Expérimenter, prendre des risques, bouleverser les habitudes, Lumière d’août tente ce pari en développant son projet durant la trêve estivale des saisons culturelles et en invitant les spectateurs autant à l’extérieur dans le quartier de Maurepas qu’à l’intérieur de la salle.

Courtes pièces politiques

Que serait une courte pièce politique d’aujourd’hui, travaillée avec les moyens de la littérature et du théâtre ?Voilà six pièces aux angles d’attaque et tonalités singulières, signées par les six auteurs de Lumière d’août. Créées en 2006, elles sont reprises en 2012, au fil de deux parcours déambulatoires dans le quartier de Maurepas et la salle Ropartz. Un trio d’interprètes partage une traversée des écritures, ludique, sociale, documentaire, pour un théâtre qui questionne et qui s’installe partout.

3, 4, 5, 6 et 7 juillet à 18h > 1er set de trois pièces

3, 4, 5, 6 et 7 juillet à 21h > 2ème set de trois pièces

Lieu de départ : Salle Guy Ropartz, Maurepas.

Tarifs : 4 (Sortir !) / 6 (réduit) / 10 euros (plein) Tarif réduit pour les deux sets la même journée :12 euros. Restauration légère sur place

Dans le cadre des Tombées de la nuit et du Grand Eté.

La place du chien (sitcom canin et post colonial)

La Place du chien met en scène un homme, une femme, et un labrador. Silvain, musicien africain, et Karine, jeune précaire française, tombent amoureux. Silvain vient s’installer chez Karine, qui habite avec son labrador Sherkan dans un minuscule appartement… La place du chien, c’est une histoire d’amour à cheval entre deux cultures. Une sorte de trio amoureux, où chacun essaie de trouver sa place dans un quotidien bouleversé. Animal et humains se côtoient, se confrontent et éprouvent leurs rôles. Au fil de la pièce, dans les relations des trois personnages, les rapports d’amour, de force, d’oppression ou de cruauté se déplacent et se renversent sans cesse. Quelle place occupe-t-on ? Comment se traite-t-on ? Comment valorise-t-on son pedigree ? La Place du chien ressemble à un sitcom, à un vaudeville qui se politise. C’est une comédie sociale à la langue simple, qui joue à mêler la banalité du quotidien, les réalités documentaires anciennes comme contemporaines, les héritages historiques et post coloniaux.

Cette présentation aura lieu le 27 juillet 2012 à 20h, à la Salle Guy Ropartz. L’entrée est libre et gratuite. 

Vacance(s)

Six ans après la création des Courtes Pièces Politiques, Vacance(s) est le nouveau projet de Lumière d’août avec des textes des 6 auteurs du collectif. Pensé pour le Grand été, le spectacle promènera les spectateurs dans un parcours à l’intérieur et autour de la salle Ropartz. Intérieur, extérieur, dans un arbre ou une salle de classe, les étapes du parcours seront choisies en fonction des 6 textes, pour renforcer le propos ou jouer du contraste. à l’heure où nous écrivons ces lignes toutes les pièces ne sont pas encore finies, mais il pourrait être question de femmes voilées en colère, de nucléaire, de disputes amoureuses et de Ghostbusters…

du 28 août au 1er septembre 2012, 19h

Tarifs : 4 (Sortir !) / 6 (réduit) / 10 euros (plein)

Lieu de départ : Salle Guy Ropartz, Maurepas.

Hamlet and the something pourri

Le jeune Hamlet progresse dans un monde en pleine autodestruction, et c’est ce qui avait inspiré le titre de la pièce. Mais Hamlet and the something pourri traite de manière plus large de la confrontation d’un jeune homme avec le monde d’aujourd’hui, incarné notamment par le plasticien trash Paul McCarthy, qui représente la génération précédente, l’énergie et la confiance. La pièce est construite sur la difficulté à s’imposer d’un jeune homme qui semble porter le poids du monde, et qui se confronte à un vieil homme souvent plus léger que lui. L’écologie est l’une des nombreuses responsabilités dont se charge cet Hamlet. Et c’est McCarthy, mi oppresseur, mi libérateur, qui lui donne la vision d’un futur possible, notamment grace aux plaisirs de la représentation, et de l’humour.

Venez en avance ! Pour le Grand été, les spectateurs pourront se promener sur scène, dans une scénographie amplifiée. L’occasion de découvrir en détail et de près le monde de ce MacCarthy de théâtre : images, plans, crânes, dauphins en plastiques, axolotls empaillés, vraies et fausses saucisses, le tout baignant dans un bain de sang commercial… C’est Ketchup dreaming !

Du 12 au 15 septembre 2012, 20h30

Tarifs : 4 (Sortir !) / 6 (réduit) / 10 euros (plein)

Salle Guy Ropartz, Maurepas.

http://www.lumieredaout.net