Les 15 et 16 Novembre, le collectif rennais Terminus Ludi lance sa 4ème édition du Festival des Jeux de Simulation… Baptisé Terminus Ludi IV, le festival se déroule à la Maison de quartier Francisco Ferrer…

 

Impressionné devant une si forte représentativité de la « communauté des jeux » à Rennes, Assorennes a rencontré ce collectif au doux nom latin… Que ce soit David, Valérie, Arnaud, Jérôme, Bertrand ou Christophe, ils sont tous de grands enfants devant le jeu Eternel, de grands passionnés qui font cause commune de leur passion dans un véritable élan collégial… La preuve en est de ce Terminus Ludi IV, une vraie réussite associative ! Et c’est parti pour le tour de table !

Historique du collectif ?

 David : « A l’origine, Terminus Ludi était une convention de jeux de rôle lancé par les associations « Enfer et Contre Tout » (association de jeux de rôles et simulation) et « Ballon Taxi » (Association d’auteurs de jeux de rôles). Il est à noter que pour Teminus Ludi I et II, la Maison de Quartier Francisco Ferrer de Rennes a prêté ses locaux. Après 2 Opus de la convention, Laurent Girard, alors représentant local de la FFJDR (Fédération Française de Jeu de rôle), est venu me voir pour proposer que l’on organise une braderie de jeux accompagnée d’une convention inter associative de jeux de simulation (et donc plus étendue que simplement les jeux de rôles). Je devais m’occuper de la partie convention et Laurent de la partie braderie. Pour des raisons personnelles, il n’a pu continuer et avec l’arrivée de Valérie, l’idée de la braderie est en relance. Par contre, du côté de la convention, nous sommes partis à la rencontre des autres clubs et associations de jeux de simulation pour essayer de monter un projet plus ambitieux. Une douzaine d’associations, ainsi que quelques personnes ont répondu à l’appel. Par la même, la Guilde de Bretagne de Jeux de simulation et de rôle s’est joint au collectif. C’est ainsi qu’a commencé « Terminus Ludi III . Après en avoir discuté avec « Ballon-Taxi », il a été décidé que les 2 associations (« Enfer et Contre Tout » et « Ballon Taxi ») abandonnait leur convention et le nom de celle-ci au profit de la manifestation inter-associative. Enfin, sur proposition des participants, il a été décidé que plutôt que produire une convention, nous allions produire un festival ouvert et orienté en grande partie vers le grand public tout en maintenant une convention pour les connaisseurs. »

Votre collectif rassemble combien d’assos ?

 Valérie : « Dans la région Bretagne, on compte plus de 40 associations de jeux de Simulation directement concernées par ce Festival. Les animations visent à faire rencontrer le grand public et les initiés ainsi que des jeux pour la famille. Certaines associations jouent localement et avec d’autres associations hors région, ce qui est un signe de solidarité, hors du découpage territorial. Nos activités sont en lien avec Angers et Nantes par exemple. En 2005 il y avait 5 partenaires associatifs et éditeurs de jeux, 10 en 2006, 15 en 2007 et 38 en 2008 ! »

 David : « Entre Terminus Ludi III (2006) et Terminus Ludi IV (2007), le nombre d’associations participantes a été multiplié par 3 … donc environ une quarantaine… nous espérons que ça continuera à augmenter. »

Avec tout ce monde, comment se passe l’organisation des C.A. ?

 Valérie : « Le Festival prend de l’ampleur chaque année. Les moyens de se coordonner sont désormais facilités par Internet où nous programmons les ordres du jour et envoyons les invitations ouvertes à participation. Nous organisons une rencontre mensuelle à la maison de quartier. Représentants, membres associatifs et éditeurs de jeux arrivent avec leurs plans, des idées et des petits gâteaux. L’ambiance est très agréable car c’est le moment où peuvent se concrétiser de nouvelles idées. »

 David : « Nos réunions sont mensuelles. Ce sont plus des réunions d’organisation inter associative que des C.A. Le collectif du Festival, vient tout juste de se déclarer en association.

 Arnaud : « Dans le cadre des C.A., je mets en place le partie Jeux de rôles grandeur Nature en coordonnant avec les associations de Grandeur Nature (ou GN) et planifie la mise en place de la Nuit des Huis clos, manifestation intégrée au Festival ayant pour but de proposer plusieurs soirées enquêtes. »
 Bertrand : « Les réunions du comité d’organisation sont publiques, tous les représentants des associations de jeu participent aux débats et votent les décisions importantes. »

Et l’assemblée générale ?

 David : « Jusqu’à la naissance de l’association pour la gestion du festival, c’était l’association « Enfer et Contre Tout » qui gérait… ce qui n’était pas forcément adéquat. »

 Jérôme : « Afin de pérenniser la manifestation, le collectif a décidé de créer une association loi 1901, pour tout ce qui concerne l’administratif : ouvrir un compte bancaire, demander des subventions, contracter une assurance … Mais aussi pour présenter un interlocuteur unique vis-à-vis de l’extérieur et qui puisse parler au nom du collectif. Par contre cette structure n’a pas vocation à remplacer le collectif, le projet est inter associatif et n’est pas le fait d’une nouvelle structure. D’ailleurs il n’y a pas de cotisation, il suffit de se manifester et que tous le monde soit d’accord pour intégrer cette structure. »

Combien d’adhérents dans le collectif ?

 Valérie : « Le comité organisateur compte 8 personnes actives. Il n’y a pas d’adhérents dans la mesure où le Festival est un moyen de présenter les activités des associations de Jeux de Simulation de la Région. Il y a donc de très nombreuses autres personnes qui ne sont pas adhérentes mais bénévoles. Ils représentent chacune de ces associations de Jeux ou boutiques de Jeux qui animent ce Festival. »

Quel est le budget de votre collectif ?

 Valérie : « J’appelle Jérôme pour ouvrir le coffre ! Attendez…. Alors, de combien d’écus disposons-nous ? Sachant que cette année nous avons eu le soutien de la ville pour la communication de l’événement ainsi qu’un site Internet et des lots ! ».

 Jérôme : « Notre budget est de 4000 euros… et nos recettes sont composées de subventions publiques par le biais de la Ville de Rennes, de partenariats privées et de ce que nous vendrons dans notre auberge le jour du festival. L’un des axes majeurs de ce festival, c’est la gratuité de la manifestation pour que tout le monde puisse venir. Cette gratuité nous motive à aller chercher des partenariats privés/publics qui représentent 75% de notre budget. Sans eux, pas de festival… j’en profite donc pour remercier la Maison de Quartier Francisco Ferrer, la Ville de Rennes et le studio de communication « Faire Voir » sans qui rien ne serait possible. »

 Christophe : « Le budget de l’an dernier était de 3000 € financiers, plus 2800 heures de bénévolat valorisé et de très nombreuses mises à disposition de matériel de la part de bénévoles qui ne peuvent pas être valorisées en termes financiers, car elles ne seraient pas disponibles sur le marché libre… entre les grandes pièces exposées comme le Gouffre de Helm (Décor du Seigneur des anneaux), les armées peintes, les vieux jeux « collectors » des bibliothèques privées… »

Pouvez vous expliquer les différents termes…Jeu de plateau ? Jeu surdimensionné ? Jeu de rôle ? Jeu grandeur nature ? Tournois et enquêtes « murder » ?

 Valérie : « Les jeux de plateau désignent les jeux sur table avec des pions, des cartes et surtout un plateau sur lequel les aventures se déroulent ! Les jeux surdimensionnés sont des jeux de type échiquier géant ! On peut marcher et s’immerger de façon originale dans le jeu. Le jeu de rôle « est un jeu de société dans lequel plusieurs participants créent ou vivent ensemble une histoire par le biais de dialogues, chacun incarnant un personnage. Le support de l’imaginaire est très important et des dés, du papier et des crayons constituent l’essentiel des accessoires nécessaires pour jouer * ». Dans les jeux « grandeur nature », « les personnes jouent aussi un personnage, dans un univers ou une époque définie et dans un environnement extérieur. Les organisateurs peuvent recourir à des costumes ou déguisements, du maquillage, des décors, des accessoires et des effets spéciaux * ».  (* Citation : Wikipedia) Un grand succès ! Je laisse Arnaud vous présenter la section Murder-party appelé aussi soirées-enquêtes. »

 Christophe : « Les éléments que je vais citer seront plus subjectifs que les définitions standard auxquelles on peut se référer utilement. Jeu de plateau … Il s’agit de jeux de société classique, dans lesquels un des éléments est un plateau de jeu qui délimite l’espace, on utilise ce terme souvent en opposition aux jeux de rôles qui n’utilisent pas d’espace fixe. Jeu surdimensionné ? Tout jeu qui a été agrandi de façon à changer la vue que l’on porte dessus. Jeu de rôle ? Difficile à définir, le point majeur étant que l’on joue le rôle d’une personne différente de celle que l’on est. Se subdivise souvent en jeu de rôle « sur table » ou « papier-crayon » jeu de rôle « semi-réel », « diplo » ou « murder » et jeu de rôle « grandeur réelle ». Le Grandeur Nature ou Jeu de Rôles Grandeur Nature… Le jeu de rôle grandeur nature est plus proche d’une performance de théâtre improvisé, alors que le jeu de rôle sur table se rapproche plus d’une pièce radio diffusée. Dans le jeu de rôle sur table, tout se passe par la parole alors que dans le grandeur nature, on incarne le personnage physiquement… et les capacités physiques du joueur doivent être plus proches de celles du personnage. Tournois ? Le tournoi est une compétition qui oppose des joueurs exactement comme dans un tournoi sportif. Il s’adapte mal au jeu de rôles mais est tout à fait adaptable aux jeux de cartes à collectionner ou aux jeux de guerres qui ont un vainqueur et un vaincu clair. Enquêtes « murder » ? La « murder party » est un sous-ensemble du grandeur réelle qui a la particularité de se passer en huis clos et de limiter les interactions physiques entre les joueurs. En ce sens elle se situe à mi-chemin entre le Grandeur Nature et le Jeu de Rôle sur table, et est proche du « diplo » la différence étant le thème policier de la murder. »

 Arnaud : « Les soirées enquêtes sont des Cluedo en grandeur nature, en costumes, avec des rôles, des rebondissements et tout cela dans le cadre d’une soirée en Huis Clos : c’est très proche du théâtre d’improvisation sans public. Le jeu de rôle Grandeur Nature (GN) est une activité ludique permettant aux participants d’endosser un rôle. Incarnant des personnages, les joueurs vivent une aventure interactive dans le cadre d’un scénario conçu par les organisateurs. Chacun choisira son rôle dans la proposition des scénaristes et l’interprétera selon ses buts, ses valeurs et son passé. Le jeu se déroule durant une après midi à 2 jours, avec en général de 10 à 150 participants, dans un site décoré en fonction du jeu. C’est un cocktail d’émotions, d’aventure, de découverte, de culture, d’humour, et bien entendu de rencontre. Les scénarii sont aussi variés que ceux du cinéma et de la littérature, aussi bien inspirés du Seigneur des Anneaux, que de Jules Vernes, ou d’Agatha Christie, d’Indiana Jones, de Quatre Mariages et un Enterrement, de la Guerre des Etoiles, des 1001 Nuits, du western ou encore d’Harry Potter. Et ils sont organisés pour que chaque participant ait un premier rôle. »

 Jérôme : « Valérie oublie les jeux de figurines. Cela consiste à rejouer une partie d’une bataille réelle comme Waterloo ou une bataille imaginaire comme la bataille dans le gouffre de Helm (le seigneur des anneaux) et ce, à l’aide de figurines peintes et de décors. Comme tous jeux, il y a des règles pour résoudre les actions des différentes unités que vous commandez et de la façon la plus réaliste. L’intérêt réside aussi dans le travail de maquettistes à recréer un décor et du soin qui est apporté à peindre les figurines pour un objectif ludique. Les décors sont beaux à regarder, on peut aussi les toucher et jouer avec… d’ailleurs venez voir ! »

 Bertrand : « Les jeux de plateau sont des jeux de société moderne. Les jeux surdimensionnés sont des jeux identiques à ceux de tailles normales et re-fabriqués sous forme géante pour des besoins démonstratifs et ludiques. Le jeu de rôle est un jeu sur table ou un conteur propose une histoire et les joueurs incarnent l’un des personnages de l’histoire. Cette activité à un côté plus ou moins théâtral, il en existe sur de nombreux thèmes. Les « grandeurs nature », les « soirées-enquête » ou « murder » représentent une branche des jeux de rôle où les joueurs ne jouent plus autour d’une table mais dans un grand espace, plus ou moins costumé. Le côté « théâtre » et « ambiance » prend alors une plus grande place. »

Où se situent les Rennais par rapport au jeu ? Le Rennais est il joueur ?

 Valérie : « Les rennais ont identifié différents Festival de Jeux dans la région, dont celui de Bruz. Les parents comprennent que c’est un festival intergénérationnel et que c’est un moment pour découvrir et tester de nouveaux jeux… Mais il reste encore à informer que les jeux concernent toute la famille, pas que les plus jeunes ! Nous avons la chance de présenter un Festival et des activités pédagogiques qui font plaisir à tous les publics ! »

 David : « Des manifestations telles que la fête du jeu sont maintenant bien repérées par les Rennais qui y viennent chaque année de plus en plus nombreux. Je pense que le jeu n’est pas encore quelque chose de bien reconnu par les Rennais, mais que d’année en année, le rennais se découvre de plus en plus joueur. »

 Christophe : « Il semble que Rennes soit une ville plutôt active sur la scène rôliste et GN. Le nombre d’associations et de joueurs semble assez supérieur à ce qu’elle est dans d’autres villes de taille comparable. Cependant, vu la faiblesse de la structuration du milieu, il est difficile d’avoir autre chose que des anecdotes et des enquêtes fragmentaires à restituer. »

 Arnaud : « Oui le rennais est joueur mais je pense que c’est surtout en raison du nombre d’étudiants sur Rennes »

 Bertrand : « Il y a beaucoup de joueurs sur Rennes et les environs, toutes les tranches d’âges et tous les milieux sont présents. C’est un ensemble d’activité qui est littéralement en train d’exploser… Plus que tous les autres types d’activité, le jeu pousse les gens à se rencontrer et à communiquer. »

D’après vous, quel est le jeu le plus joué à Rennes ?

 Valérie : « C’est une question difficile car le domaine des jeux est vaste. Les jeunes sont friands de jeux vidéo, les nouveaux formats de jeux de société sont de plus en plus adoptés par les familles, les jeux anciens et de toutes cultures sont présents dans les Festival et les jeux traditionnels de cartes, comme la belote, sont des activités sociales courantes. D’autres jeux que nous présentons, comme le jeux de rôle ou les grandeurs natures, sont des activités très régulières et fréquentes mais moins visibles. Car se sont des jeux qui se jouent dans les maisons de quartier, en extérieur ou chez soi en famille. Un des objectifs de ce Festival de Jeux est donc de favoriser la visibilité de ces jeux là. »

 David : « Les cercles de jeux compétitifs sont sans doute les plus fréquentés (comme les échecs, par exemple). Il suffit pour cela de regarder l’engouement populaire pour le poker ces dernières années ».

 Arnaud : « Le jeu le plus joué ? Euh… je sais pas… mais n’étant pas de Bretagne à la base… Je peux vous dire que le Breton adore le jeu. Et c’est des jeux comme le Loto le week-end ou le palet en famille qui m’ont fait découvrir un peuple chaleureux et convivial…. Et encore je ne vous parle pas de la belote ou d’autres jeux plus obscurs »

 Bertrand : « La plupart des secteurs ludiques sont en fortes croissances et certains joueurs pratiquent plusieurs activités. C’est un milieu qui bouge beaucoup. C’est difficile de savoir quels sont les jeux les plus pratiqués. »

Quel sera le temps fort de ce week end de jeu ?

 Valérie : « La diversité des jeux présentés permettra à tous les publics de trouver une activité favorite. Mais effectivement, cette année, on a une tendance forte : celle des soirées-enquêtes ! C’est une version Cluedo en costume où chaque personne joue un rôle. Cela dure 4H maximum et les gens en redemandent ! Les soirées-enquêtes remportent un grand succès car il n’y a pas de connaissance particulière à avoir, il y a beaucoup de bluff, de charisme, d’informations secrètes à cacher et découvrir ! »

 David : « Effectivement, et aussi bien pour le grand public que pour les connaisseurs, ce sont les jeux d’enquête grandeur nature qui forme le temps fort du festival cette année. »

 Christophe : « Je pense que le temps fort de ce week-end sera la multiplicité des jeux pratiqués et le fait que chacun pourra y trouver son temps fort propre. »

 Arnaud : « Euh ! Pas vraiment de temps fort mais plutot des temps à ne pas louper : avec coopagnonages et ses jeux coopératifs ou les jeux surdimensionnés, les tours de magie de Gilbus le magicien, les découvertes jeux… »

 Jérôme : Le temps fort de ce week end de jeu sera « l’accueil du grand public le samedi et dimanche après midi. Ce sera le moment ou nous pourrons présenter notre passion, mais surtout la faire pratiquer par toute la famille. Mon baromètre, c’est mon fils de 7 ans qui est venu avec moi l’an dernier et qui me demande depuis un an quand est ce qu’on y retourne et pourquoi il n’y en pas une fois par mois. »

Parmi tous ces nouveaux jeux, le Cluedo peut il être considéré comme un jeu démodé ?

 Valérie : « Les fameuses soirées-enquêtes reviennent au goût du jour ! Depuis 2000, de nombreux éditeurs tels que SPSR(Sans Peur et Sans Reproches) ont publié des scénarios à jouer en 4H. Le Festival de Jeux présente cette année 5 soirées-enquête et cela concerne plus de 50 personnes. Pour certains, le festival est l’occasion de tester de nouveaux scénarios. On reçoit encore des propositions à 15 jours de l’ouverture ! »

 David : « A priori non. Il semble même que pour Noël de cette année, le Cluedo ait fait peau neuve dans les magasins de jeux. Pour ce qui est des jeux d’enquête en général, ceux-ci sont toujours autant présent depuis près de 30 ans. »

 Christophe : « Le Cluedo n’est un jeu ringard que si on n’a pas l’imagination pour dépasser les règles un peu figées. Les jeux ne sont pas faits pour être joués tel quel, sauf entre personnes qui ne se connaissent pas et ont besoin d’une règle commune pour se comprendre. Dès qu’on se connaît un peu, on peut modifier la règle, inventer des variantes, dépasser le jeu de base. »

 Bertrand : « Les façons de jouer évoluent. Certes le Cluedo n’est plus très joué aujourd’hui, mais des jeux modernes reprenant les mêmes ingrédients se multiplient. »

Le Monopoly est il un jeu « capitaliste » ?

 Valérie : « Ouais ! Car c’est un jeu réducteur, basé sur un seul modèle économique et qui donne l’impression que le capitalisme rend riche en brassant des billets. De façon plus sérieuse, depuis 1990, les jeux évoluent du compétitif vers le collaboratif et proposent des formats adaptés aux familles. De nouveaux jeux haut en couleur tels que « Colon de Catan » ou « Agricola » remportent un vif succès. Cette année, le collectif est heureux d’accueillir « Coopagnonage » qui va présenter des jeux coopératifs tels que : « Le verger », « Corsaro » et « un Crocodile sous mon lit. »

 David : « Je suis assez d’accord avec Valérie sur les 2 points. L’évolution des jeux du compétitif au collaboratif est assez récente dans les commerces, mais on en voit de plus en plus. Il est à noter que le « JDR » est principalement un jeu collaboratif et ce depuis le début des années 70. »

 Christophe : « Je ne crois pas que le Monopoly soit un jeu capitaliste, car il n’a aucune vertu pédagogique dans le domaine du capitalisme. Il y a des jeux bien plus intéressants pour démonter les rouages du capitalisme. J’ai surtout l’impression que le Monopoly est un jeu qui a dépassé son temps, créé pour faire rêver les chômeurs de la grande dépression de 1933 et est devenu un « classique » complètement désincarné. »

 Jérôme : « Oui et sa pratique vous fait comprendre les mécanismes de bases du capitalisme (loyer, hypothèques, spéculations, faillites). Mais les jeux évoluent, certains enrichissent votre culture générale, d’autres vous initient au commerce mais tous vous amusent. Le jeux sont avant tout un moyen de se divertir mais aussi un fantastique moyen d’apprentissage. »

 Arnaud : « Le Monopoly : capitaliste ? Et alors…C’est tout de même mieux que jouer en Bourse…

Pensez vous que le colonel Moutarde ressemble au Général de Gaulle ? Et miss Pervenche à la reine d’Angleterre ?

 David : « Et si c’était l’inverse ? »

 Valérie : « Vous êtes le bienvenue au Festival pour vérifier vous-même qui se cache derrière le colonel Moutarde …

 Arnaud : « C’est vrai que le colonel moutarde a un petit air de la reine d’Angleterre et miss pervenche ressemble au général de Gaulle. Enfin c’était au sortir du Bains Douches après une fiesta qui sentait bien la Movida si je me souviens !!! »

 Bertrand : Le colonel moutarde ? Ce n’est pas un jedi ?

 Jérôme : « Pour le savoir, je vous donne rendez vous les 15 et 16 novembre à la Maison de quartier Francisco Ferrer dans la bibliothèque avec le chandelier… »

Renseignements :

http://www.terminusludi.fr