Avec « mon p’ti voisinage », on rentre de plein pied dans l’écosystème social et collaboratif labelisé 21e siècle… A l’âge de la mondialisation excessive, mon p’ti voisinage est une plateforme de services centré sur le local, voire « l’hyperlocal ».

Mon p’ti voisinage est un réseau social basé sur l’entraide, la confiance, le relationnel et les échanges de services… avec un ancrage territorial fort. Autant Internet propose déjà toutes ces entrées via des sites mondialement connus, peu ou prou se cantonnent à une zone géographique réduite à la notion de village, de quartier, ou de voisinage. Encore moins de proposition quant à une plateforme regroupant tous ces services… « mon p’ti voisinage est une première européenne. Vous avez accès à tous les services possibles sur les réseaux sociaux avec un seul pseudo et mot de passe. »

Regroupant les potentiels de Facebook, de co-voiturage, de baby sitting, de recyclage, d’échanges de services ou de troc, d’ »alerting » en temps réel, d’achats groupés ou de rencontres entre voisins, la plateforme propose tous les services à l’échelle réduite de la véritable proximité… c’est un peu « le bon voisin » version enrichie, avec aussi la possibilité de diffuser des annonces urgentes via le site et téléphones mobiles : « on peut prévenir son voisinage quant à un chat perdu, un événement extraordinaire ou une vigilance particulière. Tout est envisageable… La notion de confiance totale est acquise implicitement à partir du moment où l’info circule sur le réseau. Pour intégrer la plateforme, plusieurs choix s’offrent à vous. Soit vous êtes coopté par au moins deux voisins, soit vous choisissez la géolocalisation ou alors vous vous faites envoyer une carte postale à votre domicile avec un code de connexion. Ces procédés de parrainage ou de vérification peuvent être lourds voire toucher à l’indiscrétion pour certains mais c’est la valeur ajoutée de notre service. Nous garantissons ainsi la confiance. Une fois que vous avez rejoint le réseau, vous pouvez rejoindre un voisinage déjà créé ou fonder le vôtre. »

David Rouxel, à l’origine du projet, connaît bien le web. Le dinannais a fait ses armes au Japon et à la Silicon Valley avant de revenir au bercail. Déjà initiateur du site good spot, il défend son projet avec enthousiasme :  » nous sommes une start up numérique et nous voulons une viabilité économique, c’est évident. Après, nous ne sommes pas prêts à tout pour sa viabilité… nous ne voulons pas faire payer les usagers qui sont le moteur de notre réussite et donc nous réfléchissons à des possibilités douces de rentabilité… éventuellement une régie publicitaire mais en accord avec nos convictions, plus basé sur les commerces locaux… nous avons d’autres pistes qu’il nous appartient désormais d’étudier. »