A partir de ce jeudi 26 mai, les amateurs de pop vont avoir le sourire jusqu’aux oreilles… Du 26 au 28 mai 2011, l’association rennaise C.L.E.A.R. investit l’Antipode et l’Aire libre avec leur festival top of the Folk, cinquième édition…

A lire les différentes communications de l’association CLEAR, le lecteur averti ne trouvera peu ou prou de similitudes entre les « origines contrôlées » de la « folk music » originelle et celles présentées lors des soirées « top of the folk »… Finies les chansons à revendications sociales sur fond d’usines en grève, on est rentré de plein pied dans un genre de folk mutante qui emprunte plus à Kimya Dawson qu’à Woody Guthrie… Et c’est d’ailleurs bien normal ! La « folk music » a su se régénérer, tant dans les années 60 (avec Pete Seeger) qu’à l’aube des années 90 où, sous l’influence discrète de la scène punk, elle a pris un virage « Lo Fi » pour finir sous l’appellation baroque d’Antifolk. Nous n’approfondirons pas ici les subdivisions sinueuses des évolutions de la dite musique afin de nous concentrer sur ce festival rennais du « meilleur de la folk ».

L’association CLEAR, donc, est née entre Rennes et Paris afin de « sensibiliser le public rennais à la musique folk ». Guilhem, un des fondateurs de cette association étudiante, est un activiste associatif connu dans le milieu culturel… il avait été un des instigateurs de la structure Fulguroprod… Désormais, il partage son temps entre Paris, où il officie notamment à la Compagnie Générale du Rock, et Rennes pour le festival Top of the Folk.

Bicéphale de par sa localisation (Rennes et Paris), le festival n’en est pas moins original par sa programmation : «  L’accent sur la scène locale est très important et elle en a d’ailleurs bien besoin… on ne peut pas dire que la scène Folk soit très représentée sur les scènes rennaises alors qu’il y a beaucoup de choses de qualité ! Les artistes locaux apprécient beaucoup ce concept de « nuits folk » pour la programmation homogène… »

Subventionnée par l’Université de Rennes 1Rennes 2 , l’association ne dégage pas de bénéfices sur l’année : « on a très peu de budget… et ça nous sert à boucler le festival et à payer les frais inhérents à l’événementiel. » Comptant déjà trois éditions précédentes, le festival rennais est en phase d’institutionnalisation et d’une professionnalisation certaine… Déjà de par sa localisation ! Passant du Jardin Moderne à la scène de l’Aire libre et à celle de l’Antipode, il y a déjà un bond qualitatif qui pourra peut être séduire un public plus large : « Ces lieux sont un atout parce qu’il n’y a pas de problèmes liés aux transports… »

Pour sa cinquième édition, la pop est à l’honneur avec I come from pop, The last morning soundtrack, Montgomery, le retour de J.J. Johanson et d’autres trucs plus inclassables comme Troy Von Balthazar ou Kurt Vile & the Violators… A noter une conférence à la bibliothèque de musique de Rennes 2, le vendredi 27 mai à 15H00. Le thème, « soyons folk », laisse quand même dubitatif.