…sinon, personne ne le fera pour vous? Le numérique, formidable outil pour qui sait l’utiliser. Et c’est en manipulant qu’on apprend, que l’on comprend la richesse de ces outils et que l’on peut transmettre l’usage, véritable enjeu d’une nouvelle forme de citoyenneté.

Oui, ok, le numérique n’est pas tout. Il ne remplace pas, par exemple, une culture politique, basée sur une culture générale à bon escient. Il vient alors suppléer cette dite connaissance, permettant une meilleure diffusion, l’inscrivant dans de nouveaux usages parce que le monde change, tout simplement. En bien ou en mal, ce n’est pas le sujet… Tourner définitivement le dos à l’outil numérique peut-il être considéré comme une régression? Non, pas vraiment, mais il relève cependant d’un facteur d’exclusion certain pour soi même… et on exclut aussi les autres. C’est le cas dans le domaine précité mais il l’est d’autant plus dans le champ des pratiques actives, à l’instar de la fabrication, justement. En dehors de l’aspect passation d’un savoir-faire, quand on fabrique et qu’on voit le processus de fabrication, on s’interroge, on interroge et c’est déjà une démarche vers une forme de citoyenneté augmentée, celle de se positionner par rapport aux autres et d’appréhender le partage dans une sphère étendue, en dehors de son univers social et personnel proche et restreint.

Fabrique citoyenne?

Souvent décriée comme une forme de « récupération politique », la participation citoyenne se veut une gouvernance ouverte et s’inscrit dans un exemple concret de l’apport de droits, de libertés et de transparence grâce à l’outil numérique qu’est Internet. Les interactions entre les services publics et les citoyens se retrouvent simplifiées, pouvant apporter des améliorations et faciliter le questionnement du citoyen quant à la gestion des services publics. En tant que citoyen, il faut savoir s’emparer de ces outils « facilitateurs » parce que c’est dans ce champ (presque) expérimental que vont se jouer les prochaines grandes luttes pour la liberté. Alors que ce soit sous le terme de gouvernance ouverte, d’e-démocratie ou de cyber-machin-chose, il faut savoir prendre son destin en main quand on nous en donne la possibilité, la responsabilité… Après tout, c’est du civisme évolué, de la citoyenneté moderne! Quand l’outil numérique permet de changer le fusil en ordinateur, alors il faut prendre. Surtout quand il se propose d’amplifier les libertés.

 

Fabrique! Dimanche 13 novembre 2016, de 14H à 18H, à la Maison des Associations.