La force des médias leur confère le titre de « Quatrième pouvoir »… Rapport à leur influence sur l’opinion publique. Influence qui résulte d’une relation de confiance, d’une déontologie appliquée, et ceci tout le long de la chaine de fabrication de l’information.

Pas de hasard dans le « canard« ! Le journaliste, s’il suit cet ensemble de règles, croisera plusieurs sources, abordera le contexte politique, social de façon critique afin de différencier l’émotionnel du factuel: être le plus objectif possible. C’est peut être déjà là qu’on peut apporter une différenciation élémentaire dans le face à face Médias et Réseaux sociaux. L’information véhiculée via un réseau social sera plus teintée d’émotionnel, obéissant souvent à une réaction vive, ne s’encombrant que peu du contexte de l’information… Plus passionnée? Certains diront plus militante si le sujet est politique… Publicitaire, si le contenu est sur un blog orienté sur certains produits. Orientée, voire personnalisée, si l’information vous est proposée via Facebook, par exemple. La « revue de presse » qui vous est alors proposée abondera quant à vos centres d’intérêts, votre « empreinte Web » et la popularité d’un sujet, générée par le nombre de partages. La hiérarchie de l’information sera calculée via une empreinte numérique, les chiffres remplaçant le spirituel. Le rédacteur en chef, le garant de la ligne éditoriale, est désormais un algorithme. Faut il, pour autant, faire de Facebook un émetteur de confiance?

Réseaux sociaux… Un émetteur de confiance?

L’algorithme vous et personnel, c’est « votre » propre algorithme, enrichi par vos recherches, vos réflexions… il vous propose votre vision du monde en quelque sorte, et non la vision du monde. Il n’est pas là pour vous proposer une réflexion sur un sujet, ni pour trancher entre le vrai et le faux… il vous « sert la soupe ». C’est là toute la plus-value du journaliste, différencier la communication de la véritable information, toujours croiser les sources afin de mieux les recouper, identifier les véritables vecteurs de confiance pour garantir l’authenticité d’un fait. C’est le principe même du métier, celui d’enrichir et d’apporter de la culture à chacun. Le journaliste n’apporte pas la vérité, il écrit ce qui est vrai et fait taire les rumeurs… normalement. Ce qui ne sera jamais le cas d’un algorithme.