Depuis 2008, l’association Altercampagne organise un relais cycliste à travers la France. L’initiative propose de découvrir et de relier entre elles des propositions alternatives dans les domaines de l’agriculture, de la production énergétique ou des économies solidaires.

L’union fait la force

La proposition d’Alter Tour, c’est de relier toutes les alternatives entre elles afin de créer un vrai réseau, un lien entre initiatives, associations et individus. Et là, on ne parle pas d’ESS pontifiée par les ronds-de-cuir… on se trouve dans un domaine de coopération, de découverte de pratiques exemplaires et de véhiculer, de faire passer des savoirs. Le principe de relais cycliste n’est pas une course sportive, bien au contraire. La ballade à vélo se fait dans un esprit familial, sans compétition… et sans dopage ! Parallèle intéressant qui renvoie à des notions dépassant l’équation sport/dope… Ici, on parle de dopage via le système OGM ou les spéculations financières.

 

Alter Tour 2016, bien vivre, bien(s) commun(s)

Cette année, l’Alter Tour découvre la Bretagne (et une partie de la Mayenne) en 32 étapes, sur 1200 km de route et ce, pendant 7 semaines. Le départ se fait de Notre-Dame-des-Landes et passe notamment par Laval, Pleumeur Bodou, Brest, Lorient ou Rennes… à raison d’une étape par jour : « on pique nique le mdi… en fin de journée, on installe le campement. Le matériel de camping et de restauration ainsi que l’ensemble de la logistique est acheminé par camion… ainsi que les gens fatigués. » narre Clara Moussette. « On n’est pas là pour battre des records, il n’y a pas de compétition… tout se fait dans le partage, tout le monde donne son avis et participe aux activités, on se relaie à la bouffe, à l’installation du camping. La participation, ce n’est pas forcément de faire toute la boucle de 7 semaines. Les gens peuvent s’inscrire pour le tronçon qu’ils désirent, entre une journée et sept semaines. Mais attention, les places sont limitées. Il y a une soixantaine de participants en permanence mais ça change tous les jours… en tout, ce sont cinq cent personnes qui passent sur l’Alter Tour chaque année. »

 

La petite caravane ne connaît pas les rythmes infernaux, se contentant d’une trentaine de kilomètres par jour, voire moins si la météo ou la fatigue jouent les invités de dernière minute. Même si cette année est proposé une échappée belle, ou boucle pirate, pour les altercyclistes désireux de suivre un parcours… alternatif.

L’arrivée du Tour se fait à Rennes, avec une visite programmée au jardin des 1000 pas, une rencontre avec Vélorution, une projection de cinéma en plein air après l’installation du bivouac… et bien sûr une réunion avec l’assemblée des communs, sur un principe de forum ouvert à la Maison de la consommation et de l’environnement.

 

http://www.altercampagne.net