Annuaire | Contacts | Liens
Accueil menu
Annuaire des associations rennaises
Maison des associations
www.bug.asso.fr www.rennet.org www.ruche.org www.boutique-solidaire-bretagne.com
retour  Retour


Schizophrénie et troubles bipolaires : accompagner l’individu et sa famille.

Le handicap psychique nécessite un accompagnement quotidien pour protéger la personne et soutenir les familles des patients. Espoir 35 s’est donné pour mission d’accueillir les personnes atteintes de ces maladies qui, selon l’OMS, toucheraient une personne sur cent dans le monde.


Au regard de ces statistiques, 8 700 personnes seraient concernées par ces maladies en Ille-et-Vilaine et, selon le Professeur Millet du Centre Hospitalier Guillaume Regnier, 150 nouveaux cas apparaitraient chaque année dans un espace de 400 000 habitants tel que Rennes Métropole. Espoir 35 est une association créée en 1996 par des familles de malades psychiques et reconnue d’Intérêt Général. Elle a pour objet d’améliorer la qualité de vie des personnes sujettes à ces troubles, en créant des lieux de vie et d’activités jusqu’alors inexistants dans la cité. Elle soutient également les familles de malade en les accompagnant et les formant pour les aider à mieux vivre avec le handicap de leurs proches.

Troubles bipolaires, schizophrénie, délire paranoïaque.... les psychoses sont nombreuses, prennent chacune des formes très variées et sont plus ou moins handicapantes. Elles ne proviennent pas de déficiences intellectuelles, comme c’est le cas des maladies mentales, mais d’une difficulté dans la mise en oeuvre de ces capacités qui apparaît sous forme de crises et revient de manière cyclique.

Les psychoses ont la particularité de se déclarer tard dans la vie, généralement entre 15 et 30 ans, et de manière inattendue. Elles prennent donc la personne et son entourage au dépourvu. «  Les bénéficiaires dont nous nous occupons ont généralement un niveau d’étude assez élevé, allant du baccalauréat au doctorat » explique Mme Boizard, de l’association Espoir 35. « Ils ont une vie classique et un jour tout bascule, des troubles de la personnalité et du comportement apparaissent, puis des crises délirantes. Les personnes ne comprennent pas ce qui leur arrive, parfois elles se rebellent contre la maladie et leur famille est souvent démunie, n’arrivant pas à comprendre que leur enfant arrête ses études, à l’âge où ses amis commencent à travailler, se marier, avoir des enfants. »

Depuis 2005 et la promulgation de la loi sur l’Egalité des Chances, la Participation et la Citoyenneté des Personnes Handicapées, les maladies psychiques sont reconnues comme étant la cause d’une forme de handicap bien spécifique. En effet, l’arrivée de la maladie bouleverse profondément la vie des personnes au long cours. La relation à l’autre se heurte souvent à l’incompréhension et des activités de la vie quotidienne comme s’alimenter, organiser ses activités ou gérer son courrier, deviennent plus ou moins difficile selon l’importance du handicap. Lors du retour dans la cité après l’hospitalisation, l’accompagnement et la protection de la personne devient primordiale. C’est sur ce point que l’association vient combler un vide. Lorsque les personnes sortent de l’hôpital, il faut être sûr qu’elles puissent s’adapter à leur nouvelle condition et suivre leur traitement.

Depuis sa création, Espoir 35 a ouvert trois lieux d’accueil et d’activité. Le foyer de vie «  La grande maison  » qui permet d’accueillir 6 personnes dans l’incapacité de vivre seules. Un Service d’Accompagnement à la Vie Sociale (S.A.V.S), lieu d’accueil de jour, d’activité et de service qui convient aux personnes handicapées ayant une relative autonomie. Une résidence d’accueil ouverte depuis décembre 2009 qui propose huit logements dans un cadre de vie semi-collectif.

Ces centres d’accueil dans la cité sont des espaces neutres. Ni hôpital, ni carcéral. Les bénéficiaires s’y rendent de manière volontaire et leur présence n’est pas limitée dans le temps. Les Animateurs, Assistants Médico-Psychologiques et les Auxiliaires de Vie Sociale tiennent compte du rythme, des besoins spécifiques et de l’évolution de l’état individuel de chacun. La présence dans la ville de cette population permet de pointer du doigt nos points communs, de comprendre mieux la maladie. Chaque individu est potentiellement traversé par des périodes d’angoisse, de dépression, de paranoïa... Pour Alain Bottéro, psychiatre et ancien chef de la clinique à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, « Les gens qui souffrent de ce que l’on nomme schizophrénie sont comme nous. Non pas des êtres foncièrement insaisissables, des spécimens « étranges »... Mais des hommes et des femmes qui font face aux mêmes difficultés que nous, avec une fragilité particulière qui nous incombe de bien mesurer... »

L’accompagnement quotidien de ces individus représente une alternative aux deux réponses que propose l’État : l’hôpital ou la prison. Une personne sujette à ces troubles est avant tout dangereuse pour elle-même. Comme n’importe qui, si elle se désocialise elle peut aussi être dangereuse pour les autres. En cas d’incarcération elle subit alors une double peine : la maladie et son confinement dans des lieux très peu propice à son rétablissement.

Pour soutenir ce public, Espoir 35 travaille actuellement sur un projet en partenariat avec Alfadi. Cette structure rennaise milite pour le logement des personnes en difficulté. Les deux associations vont se pencher sur la question du logement des femmes atteintes de troubles psychiques sortant de détention.

ESPOIR 35 4 Avenue Charles Tillon 35000 Rennes Tél : 02.99.36.68.38

Suivre la vie du site RSS 2.0 | Mentions légales | Association BUG
fin de page