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![]() Et si on se parlait...Place Ste Anne… A deux pas du métro se trouve « Et Si On Se Parlait »... Cette association, qui fête ses dix ans d’existence, est avant tout un espace d’accueil et d’écoute. Idéalement localisée au cœur même de la ville de Rennes, l’association « Et si on se parlait » est la seule alternative proposée à l’absence de maison de quartier dans l’hyper centre. Autogérée par des habitants du quartier, la structure propose de briser l’isolement que peuvent connaître les résidents du centre ville… Petits appartements d’une seule personne, gros pourcentage de personnes âgées, beaucoup de locataires occasionnant une mobilité importante, cet ensemble de données sociales font que le cœur de la Cité ne connaît guère de « vie de village », ou de vie de quartier… "Et si on se parlait" est là pour apporter des solutions à l’isolement, créer de la convivialité, raviver les liens sociaux. Ouvert à tous, on s’y rend pour se détendre, prendre un café et discuter. Mais cela peut aller beaucoup plus loin. Au-delà des discussions et des liens sociaux s’enchainent une réflexion sur des sujets divers et variés. De plus, la communication verbale n’est pas la place prenante de l’association, l’échange de savoir est privilégié. Chaque personne peut s’y rendre pour apporter ou chercher un soutien, une aide, un bien, un savoir… Rencontre avec M. Menez, président de l’association. Parlez-moi de l’association… L’association a été créée en 1999 par Anne Le Tellier et Jean Gentric, qui fut le premier président. Cette association propose plusieurs axes… Tout d’abord, c’est un lieu d’accueil, d’écoute et de programme d’échange. Elle permet également la mise place d’ateliers, tels que les ateliers de langues ou d’art (musique, théâtre, cinéclub, écriture…) pour ceux qui souhaitent enseigner ou apprendre. Elle permet, en troisième lieu, l’aide à la création et la mise en place d’évènements. L’objectif de l’association est le réseau d’échange, c’est-à-dire casser l’isolement et permettre aux gens de pouvoir se retrouver et faire des choses ensemble. Le principe de ce réseau d’échange est la valorisation de soi... C’est pouvoir cerner ses propres capacités, apprendre aux autres, mettre en valeur ses capacités intellectuelles et mentales tout en permettant à chacun d’évoluer de sa propre manière. Comment fonctionne-t-elle ? L’association ne fonctionne qu’avec des personnes bénévoles, il n’y a aucun salarié. Le Conseil d’Administration est composé d’une quinzaine de personnes et le bureau de 8 personnes. Nous comptons une centaine d’adhérents dont une dizaine d’associations. Nous sommes conventionnés par la ville de Rennes. Nous avons les locaux qui nous sont mis à notre disposition gratuitement, ainsi qu’un bar. Nous louons parfois les salles pour des évènements extérieurs. Une cotisation de 10 euros par an est également demandée pour devenir membre. La structure repose t-elle sur un réseau associatif, des partenaires ? Nous avons travaillé avec La vie en chantier, La cour des miracles, Libellule… Avec Pekéa aussi, qui est une association internationale militante dans l’économie solidaire. D’autres parts, nos partenaires sont Radio Campus et Canal b pour le FSM. Sinon, pour Guitare Roazhon, nous avons Radio Laser comme partenaire. Nous sommes également membre de Réseau d’Ecoles citoyennes. Quelles sont vos actualités ? Nous fêtons les 10 ans de l’association cette année au mois de mai. Cela se déroulera sur trois jours, le 14, 15 et 16 mai. Une exposition permanente présentera l’historique de l’association et les différentes activités menées sous formes de panneaux et de témoignages. La 4ème édition de Guitare Roazhon s’organisera à la salle de la Cité « Duo Latitude » le 30 mai. Il y a aussi « l’art manuel à quatre mains », mis en place par Martine Prins, dans le cadre du mois des arts. Il sera peut être reconduit au mois de septembre pour la troisième année. Il s’agit d’une création d’œuvres, à quatre mains, tout simplement parce que les projets se font par binôme. Il est accessible à tous public et se veut intergénérationnel. Autrement, nous sommes également ouverts sur le monde. Nous participons à la journée contre la misère le 17 octobre en tant que seule association locale. Nous faisons aussi office de centre d’accueil et d’information sur la sensibilisation des maladies et de dépistage, avec notamment notre participation avec Nozambule ou à la fête de la musique. Nous sommes, de plus, l’un des éléments principaux du Forum Social Mondial Délocalisé. C’est la deuxième année que nous y participons. Il y a aussi le Théâtre Forum auquel nous avons participé qui a eu lieu à Sainte. Nous avons un début de collaboration avec le Théâtre National de Bretagne. Pour conclure… ? J’aimerais dire qu’avant tout, c’est une association qui permet d’échanger des liens, des rapports sociaux mais aussi des savoirs. Nos activités sont multiples et nous acceptons tous public. Les gens ne viennent pas que du centre ville mais aussi de Rennes métropole. Cette diversité, je pense, permet un enrichissement culturel, personnel par la réalisation de soi. |