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CREER UNE ASSOCIATIONLorsque des gens ont en commun une volonté de mener une action, de réaliser un projet dont tous partageant les buts, on passe du désir individuel à un objectif collectif. DU PROJET A L’ASSOCIATION Lorsque des gens ont en commun une volonté de mener une action, de réaliser un projet dont tous partageant les buts, on passe du désir individuel à un objectif collectif . Ce but peut être considéré comme un objet social et on peut estimer, à certaines conditions, que les personnes sont liées par un contrat au sens de la loi 1901. Il existe alors une association, soit de fait si elle reste informelle, soit déclarée si elle fait une démarche de déclaration en préfecture. Conditions d’existence d’une association
L’association de fait Selon la loi de 1901, ce regroupement de personnes, sans autre formalité est considéré comme une association légale. Il s’agit d’une association de fait. Ce type d’association peut agir, mener des activités, réaliser des projets... Mais il n’a aucune capacité juridique et ne peut donc pas poser d’actes légaux (signer un contrat, ester en justice..) Néanmoins l’association de fait (qu’on retrouve souvent sous forme de collectif, par exemple), peut suffire pour atteindre certains objectifs. Au plan juridique chacun des membres de l’association est individuellement responsable des conséquences que peuvent avoir les actes posés au nom d’une association de fait. L’association déclarée L’association dite déclarée a souvent pour origine une association de fait. Au fur et à mesure du développement de l’action, ses membres prennent conscience du fait qu’ils ont besoin de plus de pouvoirs, notamment au plan juridique (signer un bail, prendre une assurance, louer du matériel, ouvrir un compte en banque ... ), pour atteindre leurs objectifs. Alors, en remplissant certaines formalités précises, l’association de fait peut se transformer en association déclarée. Elle acquiert alors une personnalité morale, ce qui lui donne une capacité juridique et lui permet de contracter comme une personne physique. L’essentiel des pouvoirs et des responsabilités sont délégués par l’assemblée générale au président de l’association et son fonctionnement est régi par ses statuts. L’association d’utilité publique Les associations de fait et les associations déclarées ont moins de pouvoirs que les associations d’utilité publique. Cette dernière forme associative nécessite une reconnaissance de l’Etat par décret mais exige de répondre à des critères bien précis. Une association sollicitera cette reconnaissance si elle a besoin de pouvoirs élargis (notamment au plan financier) pour atteindre ses objectifs. En revanche, elle sera soumise à plus de contrôle de la part de l’Etat. LA REDACTION DES STATUTS Condition incontournable pour l’association qui veut se déclarer en préfecture : se doter de statuts. C’est également une formalité importante : les statuts feront force de loi dans l’association (entre les membres) ainsi qu’à l’extérieur de l’association (lors d’un procès par exemple). De là l’importance pour les membres fondateurs de prendre le temps de discuter entre eux avant de rédiger les articles sur le but et le fonctionnement de l’association. Il est plus facile de rédiger des statuts à partir de modèles types. Cela peut servir de guide général et permettre de ne rien oublier. Mais attention : les statuts types ne sont utiles qu’à titre indicatif. Chaque association a sa spécificité et ses statuts doivent être adaptés au but et au fonctionnement qu’elle envisage. S’il est évident qu’ils ne servent pas tous les jours, il est néanmoins régulièrement nécessaire de s’y référer, pour par exemple, vérifier un quorum, régler un litige, se rappeler une règle de majorité... Ces notions peuvent sembler techniques et peu significatives, mais en les appliquant, on prend conscience du fait qu’elles peuvent avoir du poids et des conséquences importantes par rapport au fonctionnement, au pouvoir, aux décisions etc. Malgré la grande liberté accordée par la loi 1901 dans la rédaction des statuts des associations, il est important que certaines choses y soient mentionnées et que d’autres n’y figurent pas. Cette dernière précaution a pour but d’éviter de fréquentes modifications qui nécessitent chaque fois une assemblée générale extraordinaire et une nouvelle déclaration payante à la Préfecture. QUE FAUT IL METTRE DANS LES STATUTS ?
QUE FAUT IL EVITER DE METTRE DANS LES STATUTS
Enfin... Sans que cela soit obligatoire, on peut rédiger un préambule, indiquant pour répondre à quel(s) besoin(s) et dans quel esprit l’association est créée. Ceci permet de mieux comprendre et interpréter les statuts. Sources : « Les fiches pratiques », OSCR ; 1994 « Guide pratique des associations » par J. Joho, éditeur J. Soho « Journal officiel de la République française » « Guide juridique des associations » par C. Sogno, éditions Vecchi |