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![]() 19e congrès du Club des villes et territoires cyclables, « Vélo 2030. L’avenir a besoin du vélo »Plus de 500 participants sont attendus à Dijon les 6 et 7 octobre 2011 - élus, techniciens des collectivités locales, représentants de l’état, associatifs, experts… - pour promouvoir des solutions de mobilité alternative, affirmer et assurer ensemble le développement du vélo. Pour ce 19e congrès national, les villes et les territoires cyclables souhaitent élargir les horizons de leurs actions et posent résolument la question du vélo en 2030. L’avenir a besoin du vélo. Quelle sera la place du vélo dans l’espace de nouvelles mobilités ? Notamment dans les territoires à faible densité ? Quelles opportunités, alliances et nouvelles gouvernances permettront de soutenir et développer ces nouvelles mobilités ? Quelles évolutions des représentations, des attitudes et modes de vie favoriseront de nouvelles solutions et le développement du vélo ? L’économie, elle aussi, a besoin du vélo ! Gisements d’emplois et nouveaux services, économies pour la collectivité et pour les ménages… cette contribution du vélo à l’économie suppose qu’on agisse sur les bons leviers, sur les bons déterminants du choix modal, sur les acteurs locaux dans leur diversité, sur la proximité, sur la solidarité… Ce 19e congrès s’inscrit dans la continuité de celui de 2009 à La Rochelle, où le Club des villes et territoires cyclables célébrait le vélo comme une nouvelle forme de citoyenneté active. Plus qu’un mode de déplacement, le vélo est un puissant outil de transformation sociale : « Le vélo, c’est la liberté, l’égalité et la fraternité… ».
10 mesures prioritaires pour faire du vélo l’outil du développement durable des territoires La perspective d’un plan d’action global incite à prioriser les mesures qui, au niveau de l’état, auraient un impact important en ce qu’elles viennent renforcer l’action déjà considérable des collectivités territoriales. Donc à placer en mesures phares en 2011 - avec la menace bien réelle d’une récession économique très préjudiciable pour les personnes déjà vulnérables - des incitations économiques et à mettre l’accent sur le vélo dans la mobilité quotidienne, pour aller au travail ou à l’école, comme outil de la cohésion sociale. Enfin, ce projet de plan d’action national suppose, pour le Club, la confirmation du poste de Coordonnateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo, le renforcement de sa mission et surtout la création d’une structure de mission à ses côtés pour piloter la mise en œuvre des mesures adoptées. Pour la cohésion territoriale 1. L’affectation de 10% du budget des routes nationales et autoroutes pour l’aménagement d’itinéraires vélo. Les infrastructures pour les vélos ne nécessitent pas de budget important, mais le retard pris les concernant freine leur développement en particulier dans les zones péri-urbaines des grandes agglomérations. Il convient de remédier aux effets de coupures des voies ferrées, grosses voiries et plus globalement au caractère inhospitalier de la voirie dans le péri-urbain. Et de soutenir la réalisation de quelques premières « autoroutes à vélo » et des itinéraires structurants dans de grandes agglomérations. 2. Le jalonnement des grands itinéraires de vélo-routes et voies vertes Pour la qualité de vie 3. La relance de la démarche "Code de la rue" La démarche initiée en avril 2006 qui a abouti à des mesures réglementaires importantes mi-2008 marque aujourd’hui le pas. Il s’agit d’adopter les mesures validées depuis deux ans et d’engager de nouveaux chantiers ainsi que des actions de communication sur ces évolutions. 4. La mise en œuvre d’un plan ambitieux de développement du stationnement Cette action se déploie dans l’habitat collectif existant (garages vélos, box, stationnements sur voirie...), dans les équipements publics et dans les gares. Notamment avec l’ANRU en introduisant systématiquement des locaux à vélos dans les opérations de rénovation urbaine. Partenaires : SNCF, ANRU, USH 5. Le déploiement du marquage des vélos à l’échelle du territoire pour lutter contre le vol (système Bicycode géré par la FUB – Fédération française des usagers de la bicyclette) 6. Une campagne de communication annuelle sur le thème "le vélo quotidien, c’est bon pour la santé" Le bénéfice pour la santé d’une pratique régulière est considérable et, en matière d’économie de santé, la pratique actuelle autour de 3% représente déjà un gain de 5,6 milliards d’euros par an sur les dépenses de santé. Aussi une pratique de 12 à 15% à horizon 2020 (niveau actuel de nombreuses villes européennes) permettrait-elle d’engranger une économie de 15,4 milliards d’euros par an. Partenaire : Ministère de la Santé 7. Un déploiement à l’échelle nationale des actions d’apprentissage du vélo initiées, souvent en partenariat, par les associations et les collectivités locales. Des financements pour consolider les vélo-écoles mises en place sont essentiels pour pérenniser et développer ces démarches. Partenaire : Ministère de l’Éducation nationale Pour la cohésion sociale 8. un programme pour le développement du vélo auprès des salariés. La mise en œuvre du programme français « Au travail à vélo » (proposée par le Club en avril 2011) comprenant notamment des exonérations fiscales pour les entreprises qui mettent des vélos à la disposition des salariés (prêt gratuit ou avec option d’achat, centrale d’achat…) serait aussi un soutien au développement de l’industrie du vélo, tout en impliquant un bénéfice en termes de santé publique et d’empreinte écologique… Partenaires : ADEME, Conseil national des professions du cycle 9. une indemnité kilométrique vélo La participation de l’employeur aux frais de déplacement domicile/travail sur le modèle belge (0,21 euros/km cumulable sous condition avec l’indemnité transport public) exonérée de charges et non imposable pour le salarié. 10. le vélo citoyen : une grande campagne de communication ! Le vélo entraîne avec lui de nouveaux équilibres, un nouveau partage de l’espace public, un autre mode de production de l’information, elle aussi davantage partagée. Il permet de conjuguer liberté et égalité car il est à la fois individuel et collectif, particulier et public, autonome et connecté aux autres mobilités. Le Club propose que ce thème du vélo citoyen constitue le socle d’une grande campagne de communication en faveur du développement du vélo s’appuyant notamment sur la relance de la démarche du code de la rue et sur les engagements du Grenelle ainsi que les objectifs des accords de Kyoto. Le vélo, remède anti-crise ! La rentrée 2011 se traduit, pour beaucoup de ménages, par de nouvelles hausses du budget logement et du budget transport, au détriment d’autres postes de dépenses pourtant indispensables comme l’éducation, la santé, la culture et les loisirs. Le Club des villes et territoires cyclables a présenté ses propositions pour faire du vélo un outil concret et efficace au service du pouvoir d’achat et des politiques publiques de transport, d’aménagement du territoire, de santé et de citoyenneté. La France, à l’instar de ses voisins européens, doit sans délai se doter d’une politique nationale en faveur du vélo et engager des mesures efficaces, en commençant par des incitations économiques. Ces mesures doivent en priorité cibler les employeurs et les salariés. Elles constituent un levier puissant pour le report de déplacement de la voiture solo vers le vélo (utilisé seul ou combiné aux transports collectifs). « Nous sommes dans l’agacement durable ! L’État cherche des économies partout. De notre côté, nous ne proposons que des économies ! Des économies avérées et non potentielles. Faire du vélo permet de préserver son budget transport, sans perdre en efficacité. Et d’avoir une meilleure santé. Jamais le contexte n’a été aussi favorable au vélo ! » a souligné Jean-Marie Darmian, président du Club des villes et territoires cyclables, Maire de Créon, lors de la conférence de presse du 30 août 2011. « En développant massivement le vélo, l’Etat économisera sur la facture énergétique et diminuera les impacts environnementaux de la voiture. En matière de santé publique, près de 5 milliards d’euros sont économisés chaque année avec une pratique actuelle du vélo autour de 3%. Une pratique de 12 à 15% à horizon 2020 (niveau actuel de nombreuses villes européennes) permettrait d’engranger une économie de 15,4 milliards d’euros par an. Enfin, nous savons que les retombées économiques du vélo qui représentent aujourd’hui 4,5 milliards d’euros sont déjà 9 fois supérieures aux investissements. C’est un marché porteur ! » Le Président du Club des villes et territoires cyclables a également rappelé que notre pays compte 8,2 millions de pauvres en 2009 comme l’INSEE vient de le révéler. Cette situation risque de s’aggraver encore. Aussi, est-il temps d’engager des mesures concrètes qui sont autant de dynamiques de changement vertueux.
Deux familles de mesures immédiates :
La participation de l’employeur aux frais de déplacement domicile-travail des salariés : l’indemnité vélo. Une « indemnité vélo » facultative pourrait être versée par l’employeur aux salariés qui choisissent le vélo comme mode principal de déplacement, comme c’est déjà le cas pour les frais de carburant dans le cadre de la prime transport. Elle serait combinable au remboursement de l’abonnement transport (pour le trajet de rabattement vers une gare ou station) notamment lorsque le salarié réside hors du périmètre de transport urbain. Cette indemnité kilométrique qui pourrait être de 0,20€ du kilomètre (elle vient d’être portée à 0,21€ en Belgique) serait exonérée de cotisations sociales et patronales et d’impôts sur le revenu pour le salarié. Le montant de l’indemnité pourra être déterminé lors de la mise en place d’un Plan de Déplacements d’entreprise (PDE) au sein de l’entreprise. Les propositions du Club des villes et territoires cyclables, qui regroupe plus de 1 000 collectivités territoriales, ont été présentées au gouvernement jeudi 1er septembre 2011, dans le cadre du groupe de travail mis en place par Thierry Mariani, ministre des Transports, pour une politique nationale en faveur du vélo. Et adressées à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle. « Qu’attend l’État pour voler au secours du succès ? » a conclu Jean-Marie Darmian. « Les Français aiment le vélo. Chaque jour davantage ! 5% l’utilisent déjà de manière quotidienne pour se déplacer. Les vélos en libre-service ont favorisé un retour massif du vélo dans les centres-villes. Le potentiel de croissance de la pratique du vélo est très important : plus de 50% des déplacements font moins de 2 km. Or, sur cette distance, le vélo est le mode le plus rapide, le plus fiable et (avec la marche) le plus économe en ville. Il faut désormais des mesures pour enclencher une dynamique et aboutir à un usage massif du vélo en commençant par les déplacements vers le travail et l’université ». |